Résolution non-violente des conflits
Jean-Jacques Samuel - IFMAN -
Atelier N° 1
Les participants travaillent par trois. Chacun d'entre eux raconte une situation de violence et cite les trois attitudes qu'il a successivement adoptées dans la situation.
Liste collective :
1) dialogue, intervention d'un tiers, force, dire non, refus, fuite, intervention physique, humour, fermeture
2) appel à une aide extérieure, dialogue, silence, dominer sa peur, donner du temps, rétablir le contact
3) force physique, fuite, dialogue, retrait parole, loi/règle, négociation
Ce tiercé met en évidence toutes les attitudes possibles et légitimes en cas de situation violente.
Atelier N° 2
Analyse d'une des histoires racontées par les participants.
La première conclusion est que la plus grande partie de la violence est une violence sur soi-même. C'est à dire que "je dis oui, quand je suis habité(e) par un non." C'est se faire violence à soi-même. La métaphore de l'iceberg est intéressante puisque la partie immergée est à la fois la plus grande et celle qu'on ne voit pas. La plus grande part de violence réside en moi, dans cette violence que je me fais à moi-même et elle m'est cachée... Le premier travail consistera donc à me la rendre perceptible à moi-même.
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Métaphore de l'iceberg
D'autre part, se libérer de la violence ce n'est pas de passer d'une violence à une autre; d'où la présentation en un système :
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Les principes évoqués après les ateliers
Dans une situation de conflit, il n'y a pas de solution sans violence. On choisira donc, autant que faire se peut, parmi les réponses les moins violentes possibles.
Remarque de Rainhild : " Plus je tarde à poser le non qui m'anime, de oui en oui, ma marge de manoeuvre se resserre, et les issues se réduisent à des résolutions de plus en plus violentes".
Une question : comment évaluera-t-on la résolution d'un conflit ? sur sa modalité plus ou moins violente ? et/ou sur la modalité et le résultat, le contenu ?
Le débat est allé sur l'interculturel sous l'angle de la culture de l'autre perçue comme une violence : jusqu'où dois-je accepter de me soumettre à la culture de l'autre ? où est la légitimité du refus de "faire comme" ? L'intervenant aynat posé que si la situation est ressentie comme violente, il y a effectivement violence, c'est alors à chacun de déterminer les limites au-delà des quelles la coutume, ou la conduite culturelle lui est une violence, et il est alors légitime de se protéger.
Les positions dans le conflit
Ce schéma a été élaboré par Thomas KILMAN. Il faut le comprendre comme un processus dynamique dans le temps et qui peut voir la même personne occuper différentes positions en fonction des diverses situations et enjeux; surtout que pou qu'il y ait coopération, il faut que les deux protagonistes occupent la même position, et que cela ne peut donc se décréter unilatéralement. La question fondamentale est : "Qu"est-ce que je veux ?" le problème étant qu'une fois qu'on s'est situé, on ne connat pas le choix de l'autre.
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Essai de définition
On définit généralement la violence comme un acte qui détruit l'intégrité physique, morale ou psychologique de quelqu'un. Tous les actes peuvent détruire : le silence, les cris, les coups, les mots, etc. La question est donc de savoir qui détermine s'il y a violence. La violence est un ressenti, et si la victime ressent de la violence, elle a toujours raison. Cependant elle peut se tromper sur le fait qu'il y a ou non un agresseur. Il peut y avoir violence sans agresseur; la loi peut être violence, par exemple.
D'un point de vue étymologique, le mot remonte au mot latin "vis" qui signifie force et à son homologue sanskrit "vayah" qui signifie force vitale.
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